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– PRINCIPE DE FABRICATION DE LA NEIGE DE CULTURE
4.1.
- LES DIFFÉRENTES PHASES 
Le
but de ce chapitre est de définir et de décrire les principes physiques
connus à ce jour pour la fabrication de la neige de culture.
Le moyen
le plus courant de fabriquer de la neige, en dehors de la glace
pilée produite, est de projeter des gouttelettes d’eau dans l’air
ambiant à température négative en respectant certaines conditions.
La transformation
de l’eau en neige ou congélation se décompose en plusieurs séquences :
- Atomisation
ou fragmentation,
- Nucléation,
- Insémination,
- Dispersion,
- Evaporation,
- Convection.
4.1.1
- Atomisation ou fragmentation
La
première étape dans la transformation de l’eau en neige est l’atomisation
du jet d’eau en fines gouttelettes dont la taille permet la cristallisation
en glace dès qu’elles sont projetées dans l’air ambiant à température
négative.
Bien
entendu plus la taille des gouttes est élevée plus la congélation
est difficile, à l’opposé plus les gouttelettes sont fines plus
le phénomène est rapide, mais le contrôle de leur dispersion dans
l’air sera plus délicat.
Le
diamètre courant de gouttelettes varie de 0,2 à 0,8 mm.
4.1.2
- Nucléation
La
nucléation est la formation en parallèle de micro-cristaux de glace
(noyaux de nucléation) qui serviront à inséminer les gouttelettes
d’eau à la sortie de l’enneigeur.
La
formation de ces noyaux de nucléation se fait à travers les étapes
suivantes :
- mélange air/eau sous pression avec une très forte proportion
en air dans la chambre d’un nucléateur ;
- expulsion
et fragmentation du mélange par un orifice finement calibré du
nucléateur ;
- détente brutale
de l’air qui provoque un fort refroidissement ambiant en sortie
du nucléateur ;
- cristallisation
immédiate à température négative des particules d’eau formant
ainsi des noyaux de nucléation.
4.1.3
- Insémination
La troisième étape, après l’atomisation et la fabrication de noyaux de
nucléation est la transformation des gouttelettes en grains congelés.
L’insémination est la rencontre du flux de nucléation et du flux d’eau
principal atomisé.
L’eau
pure ne congèle pas naturellement à 0° C, mais plutôt autour de
– 8° C à – 12 ° C.
L’insémination
occasionne le déclenchement de la congélation en rompant l’état
d’équilibre de l’eau en surfusion et permet ainsi de ramener le
seuil vers – 2° C humide.
Le
résultat obtenu pourra être optimisé selon la turbidité et température
de l’eau et éventuellement par l’injection de protéines végétale.
4.1.4
- Dispersion
La
quatrième étape après l’insémination est la dispersion des particules
dans l’air ambiant froid permettant à l’eau de se transformer en
glace avant de tomber sur le sol.
La
dispersion est obtenue de différentes façons :
- Détente d’air
comprimé,
- Flux d’air d’un
ventilateur,
- Détente d’eau
à forte pression,
- Combinaison des
3 techniques ci-dessus.
Cette
dispersion est nécessaire pour donner le temps à l’introduction
de noyaux de nucléation (insémination) et permettre les différents
échanges thermiques entre la goutte et l’air ambiant.
Trois
éléments sont associés aux gouttelettes d’eau en dessous de 0 °C :
- la détente
de l’air comprimé, ou la propulsion par le courant d’air d’un
ventilateur,
- l’évaporation
de gouttes d’eau refroidies,
- l’induction et la convection
dans l’air froid ambiant,
4.1.5
- Évaporation
La
cinquième étape à prendre en compte est l’évaporation.
Lorsque
la gouttelette est projetée dans l’air ambiant, sa partie extérieure
s’évapore en utilisant les calories contenues dans l’eau ce qui
entraîne un abaissement de la température facilitant ainsi la congélation.
Bien
sûr, plus l’air ambiant est sec, plus il y a d’évaporation facilitant
la congélation.
L’importance
de l’évaporation diminue lorsque la température de l’air extérieur
s’abaisse.
4.1.6 - Convection
La sixième étape à prendre en compte est la convection.Cette
étape caractérise l’échange de chaleur par contact entre l’air ambiant
et l’eau. Le
processus complet se termine lorsque la gouttelette atteint le sol
à l’état de glace à l’endroit souhaité.
4.1.7
- Croquis d’illustration
4.2.
- LES CONDITIONS ATMOSPHÉRIQUES 
Comme
cela a été indiqué dans la section précédente, la fabrication de
la neige de culture dépend étroitement des conditions de l’air ambiant
que l’on détermine par les paramètres physiques suivants :
- La température
(température sèche),
- L’humidité
relative,
- La pression
atmosphérique,
- Le vent (direction,
force).
Ces
paramètres déterminent les conditions limites de la fabrication
de la neige. Ils ne peuvent pas être modifiés mais doivent toujours
être suivis et coordonnés dans le processus de fabrication.
Avant
de développer l’influence des différents paramètres intervenant
dans la fabrication de la neige il est important de rappeler les
3 états de l’eau et les énergies mises en jeu.
1
: état vapeur : pour passer de l’état vapeur à l’état liquide
et inversement (539 000 kcal/m3 eau) sont
nécessaires.
2
: état liquide : pour passer de l’état liquide à l’état solide
et inversement (80 000 kcal/m3 eau) (1) sont
nécessaires.
- pour refroidir
ou réchauffer 1 m3 d’eau de 1 °C (1 000 kcal/m3
eau) sont nécessaires.
- pour refroidir
ou réchauffer 1 m3 de glace de 1 °C (500 kcal/m3
glace) sont nécessaires.
4.2.1
- Température
En
considérant un air ambiant saturé de vapeur, on peut dire que le
principe de refroidissement se réalise par une convection directe
de la gouttelette d’eau dans l’air ambiant froid.
Ce transfert de chaleur, entraîne l’élévation de la
température de l’air ambiant jusqu’à un maximum de 0 °C : on peut
ainsi déterminer la quantité d’air nécessaire suivant le graphique
N° 1.
2
Exemples :
- à – 4 °C
62 000 m3 d’air extérieur seront nécessaires.
- à – 10 °C
25 000 m3 d’air extérieur seront nécessaires.
4.2.2
- Humidité relative
Définition
:
- Humidité :
Quantité d’eau sous forme de vapeur contenue dans l’air.
- Humidité
relative : C’est le pourcentage de la quantité de vapeur
requise pour la saturation d’un volume d’air à une température
et une pression définie.
- (voir graphique
N° 2).
Ce
graphique montre que plus l’humidité relative est faible, plus l’eau
s’évaporera pour atteindre une saturation de l’air ambiant facilitant
ainsi l’échange d’énergie.
4.2.3
- Température sèche
Définition
: Grandeur mesurée avec un thermomètre, elle est exprimée en °K
(degré KELVIN) au zéro absolu (- 273,15 °C) mais plus ordinairement
en °C (degré CELCIUS) référencé à la température de fusion de la
glace (0 °C).
En
unité anglo-saxonne cette grandeur est exprimée en °F (degré FARENEIGHT).
4.2.4
- Température humide
Définition
: C’est une grandeur qui met en relation la température sèche de
l’air et le pourcentage d’humidité relative contenu dans l’air,
cette grandeur peut être mesurée avec un psychromètre (thermomètre
humide) ou calculée.
On
peut évaluer la température humide en utilisant le tableau N° 3.
4.2.5
- Pression atmosphérique
Définition
: C’est le poids de l’air par unité de surface au niveau du
sol il est exprimé en Hectopascal, en Millimètres de mercure ou
en millibar.
Exp. :
au niveau de la mer la pression atmosphérique est de 1013 mbar.
Le
pouvoir de refroidissement de l’air diminue lorsque la pression
atmosphérique s’abaisse, à l’inverse son pouvoir d’évaporation augmente.
Les deux influences s’équilibrent ainsi la capacité de refroidissement de l’air
dépend essentiellement de l’évaporation et de la convection.
4.2.6
- Le Vent
En
synthèse nous pouvons dire que le vent affecte le processus de refroidissement
de deux façons :
- en accroissant
la quantité de l’air ambiant considéré,
- en augmentant
la vitesse des transferts d’énergie.
4.3 -
CROQUIS ET GRAPHES
GRAPHIQUE
N° 1
GRAPHIQ UE
N° 2
©
www.anpnc.com / france

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